La machine à voter divise même après le report des élections

La machine à voter divise même après le report des élections

23 décembre 2018 0 Par Rédacteur
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La question de la machine à voter divise les parties prenantes au processus électoral en RDC. Les unes sont favorables à son usage alors que les autres sont défavorables craignant une tricherie à grande échelle. À quelques jours de la tenue des élections, quelle incidence aurait le retrait de cette fameuse machine à voter? À ce sujet, les différents protagonistes se sont prononcés. Brandissant son statut de pouvoir organisateur, la CENI est formelle. Jean-Baptiste Itipo, Directeur de communication de cette institution précise: ” Nous irons aux élections avec la machine à voter à moins que les parties prenantes lèvent l’option de l’abandonner“. En ce moment, un éventuel report ne sera pas de notre responsabilité considérant que la CENI n’est qu’un organe technique a-t-il martelé.

De son côté, la Majorité présidentielle (MP) ne veut même pas entendre un quelconque débat sur la machine à voter. André Bopili, un des responsables du PPRD estime que le débat sur cet outil est révolu et que cela relève de la pure distraction. ” Le cap est mis sur les élections, que chaque camp se prépare“. Pourquoi, l’opposition a-t-elle peur? S’est-il interrogé. ” Qui ne sait pas que l’opposition s’est toujours inscrite dans la logique de la contestation“,  a conclu ce cadre tout en évoquant les élections de 2006 et celles de 2011.

Démission du Chef de l’État et de la CENI

Steve Kivwata Mabuka, porte-parole du candidat invalidé Adolphe Muzito déclare : ” le report est une conséquence de la turpitude de la CENI”. Et cet acteur politique de rappeler que c’est depuis longtemps que cette machine est décriée par une bonne frange de l’opposition. Mais la CENI s’est entêtée et peut-être que le président de la République a laissé faire.” Certes, certains pensent qu’en demandant le retrait de la machine à voter, nous cherchons le report” . Mais non, déclare Steve Kivwata, si c’est par impossible, on aboutit à un report, le Président de la République et la CENI doivent démissionner. ” L’important, c’est d’éviter une parodie d’élections avec l’avènement des gouvernants autoproclamés” a-t-il conclu.

La société civile privilégie le consensus

Alors qu’un des candidats à la présidentielle en l’occurrence le pasteur Théodore Ngoy assimile le consensus au retrait de la machine à voter, Serge Onyumbe du Collectif Jeunezevieux préconise des pourparlers pour un report consensuel. ” Faut-il organiser des élections qui embraseront ou émietteront le pays? S’est-il questionné. C’est pourquoi, Serge Onyumbe pense qu’il faut trouver une approche consensuelle, fédératrice entre les différentes parties prenantes. C’est également le point de vue du nouvel archevêque de Kinshasa. Fridolin Ambongo souhaite que la question de la machine à voter soit traitée par la tripartite Majorité-Opposition-CENI pour trouver un consensus mais que la machine à voter ne devienne pas un obstacle pour la tenue des élections. C’est dans cette optique que la CENCO a adressé une lettre à la SADC pour exprimer ses inquiétudes.

Quoi qu’il advienne, la confiance entre  toutes les parties prenantes au processus électoral (Majorité, Opposition, Société civile, communauté internationale) est un élément fondamental. C’est pourquoi, toutes les parties prenantes énumérées ci-haut sont appelées à se mettre autour d’une table pour dégager un consensus sur des questions qui fâchent. Le souci, c’est d’organiser des élections crédibles, transparentes, libres et démocratiques comme le clament les parties prenantes.

JM Mawete
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