RDC: Les victimes des AVC accèdent difficilement aux soins médicaux

RDC: Les victimes des AVC accèdent difficilement aux soins médicaux

22 février 2019 0 Par Rédacteur
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Depuis un certain temps, on assiste à la recrudescence des cas d’accidents cardiaux vasculaires à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Mais ce qui frappe le plus dans cette situation, c’est l’absence d’une prise en charge adéquate des victimes de cette maladie qui prend de l’ampleur en RDC. La rareté des centres de diagnostic ainsi que le prix élevé des produits médicaux pour lutter contre cette maladie constituent un handicap pour les personnes qui en souffrent. Avec une population estimée à plus de 60.000.000 d’habitants, la RDC ne dispose que de 4 centres de diagnostic des accidents vasculaires cérébraux, d’après une enquête menée par les étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa.

Des statistiques époustouflantes

Pour se rendre compte des risques qui guettent les congolais, le docteur Lepira a livré quelques statistiques de la progression de la maladie : on retient, par exemple qu’en 1978, le taux de prévalence était de 4,8% contre 27,6% en 2008. Et actuellement, 13% seulement des malades sont pris en charge. Ce qui signifie que la grande majorité des personnes souffrant des accidents vasculaires cérébraux en RDC sont exposées à la mort faute de prise en charge. Certains malades meurent sans même entrer en contacte avec un médecin spécialiste faute des moyens.

Taty Mpaka  âgé de 34 ans, a témoigné que son père a quitté la terre des hommes en 2013 après un arrêt cardiaque. Il laisse entendre que son défunt père n’avait pas bénéficié des soins nécessaires pour sa guérison suite à une absence quasi-totale de la prise en charge. Jean-Paul Nzumba et Raphaël Lubika, tous les deux habitants de la commune de Lemba souffrent des AVC depuis respectivement 5 ans et 3 ans. Atteints tous les deux de la paralysie, ils ont cessé de fréquenté l’hôpital depuis plusieurs mois. Selon Jean-Paul, il est difficile d’espérer à une guérison parce qu’il ne bénéficie pas des soins appropriés. Faute des moyens, il préfère rester chez lui à la maison et attendre calmement venir sa mort. ‘‘Je sais bien qu’un jour je veux m’en aller’’, explique-t-il d’un air triste.

Les mécanismes de prévention

Pour le docteur Loseke Nembalemba, Professeur de neurologie à l’Université de Kinshasa, il est nécessaire d’agir vite et à temps pour éviter le pire. D’autres pays ont mis en place des structures pour prévenir les AVC en améliorant notamment les conditions de vie sur le plan sanitaire et alimentaire. C’est ainsi qu’il est recommandé  aux hommes en âge plus avancé de se méfier de la consommation excessive d’alcool, de la cigarette et de la drogue. La population devra se livrer régulièrement aux exercices physiques et aux sports. Elle doit aussi éviter de consommer trop de sucre, de sel, de graisses etc. Il faut surtout, selon ce spécialiste, aller voir le médecin dès l’apparition des symptômes. Parmi ces symptômes, il y a des difficultés dans la vision, une brusque paralysie ou un engourdissement qui atteint le visage, un bras ou une jambe…

Comparativement aux femmes, les hommes semblent plus exposés au risque des AVC. Ce sont les hommes âgés de plus de 50 ans qui sont plus exposés à cette maladie. Une fois la cinquantaine atteinte, le risque d’AVC double à chaque décennie.

Dans le cadre de lutte contre ce fléau, le département de médecine interne des cliniques universitaires de Kinshasa avait élaborée en 2012, à l’intention du personnel soignant notamment le médecin, un guide pratique fournissant un maximum de conseils sur la prise en charge des personnes souffrant des accidents vasculaires cérébraux. Certaines structures telle que pro Activ’Congo mènent des campagnes de prévention et souhaitent sensibiliser la population congolaise dans son ensemble afin qu’elle puisse adopter une hygiène de vie laissant peu de probabilité a un AVC de survenir.

Les soins de santé : un droit pou chacun

Le droit à la santé et à la sécurité alimentaire est garanti en RDC conformément à l’article 47 de la Constitution. Ainsi les personnes souffrant des AVC doivent bénéficier des soins nécessaires à la santé physique qui doivent être garantis par les pouvoirs publics.

En une période de 30 ans, la RDC a enregistré près de 25% de prévalence. Raison pour laquelle il y a nécessité que les autorités compétentes prennent des dispositions afin d’arrêter la progression de cette maladie et de mettre en place les initiatives pouvant faciliter la prise en charge des malades des AVC.

Deo Gracias Bokumugala

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